L’archive et la question de la parrhèsia

 

Souvent, en introduction de ses interventions, Oreste Scalzone parle de son hypermnésie, et nous avons pensé qu’il serait intéressé à intervenir à propos de la question de l’archive.
En cette année 2018, où de multiples événements sont organisés à propos de 1968, il a été en tant qu’un militant ayant traversé avec intensité cette période beaucoup sollicité, et étant également un militant fuyant les commémorations, c’est en cherchant à dire quelque chose en plus qu’il a souhaité intervenir.
Dans nos conversations auparavant de la rencontre, il nous a parlé de cette intervention à Rome, qu’il a appelée une anti-célébration, ou une anti-cérémonie, enregistrée en vidéo et publiée avec un entretien dans le journal Il Dubbio : 16 marzo 1968-16 marzo 1978, 9’, Il Dubbio TV, 27 mars 2018 : https://youtu.be/yiKeAZFSz_c et l’entretien : « Quando nascono i tribunali muoiono le rivoluzioni », Il Dubbio, 26 Mars 2018, à : http://ildubbio.news/ildubbio/tag/oreste-scalzone/.
Puis nous avions rendez-vous le 6 juin dans la journée ‘Voix vives, ou l’histoire du présent’. À la dernière minute, il a du partir en Italie. Nous avons réalisé une connexion skype, mais qui était de mauvaise qualité et le rendez-vous a été reporté au 7 juillet, au même endroit où nous étions le 6 juin mais cette fois-ci ensemble, sur place.
Entre temps, nous avions perdu le fil et c’est par rapport à nos débats à propos de l’archive des mouvements, de la parrhèsia qu’on a finalement parlé, qui arrive comme une notion continuant celle de la subjectivité, de l’émergence du sujet, ou le courage d’un dire-vrai par rapport à un autre.

Voix vives (suite), 7/06/2018.