La pensée comme traduction

Morad Farhadpour
La pensée comme traduction
Morad FarhadpourLa pensée comme traduction

 

Il y a une vingtaine d’année, un mouvement de pensée de la traduction naissait en Iran qui a donné lieu à une grande fécondité de débats, de productions critiques et de publications scientifiques, d’ouvrages de traductions libres en farsi des philosophies européennes significatifs de leur réception en Iran, en particulier dans la dimension politisée de cette réception.
Si penser le processus de la traduction lui-même est nécessaire, à l’encontre de tout essentialisme, de tout identitarisme, ou de tout culturalisme, une dialectique s’y opère où la traduction à la fois un processus conscient, et le plan d’émergence de pensées nouvelles inscrites à même le champ de l’histoire des pensées critiques circonscrits par les langues et leur géopolitique.
La traduction tout comme la pensée n’est pas une totalité opérative, elle ne possède pas d’essence, ni ne connait un seul sens de son élaboration sauf son histoire, posant ainsi la question des relations entre politique, traduction, et histoire.

La pensée comme traduction, 20/10/2016.