À propos du film Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine

 

Alexandra Dols
À propos du film Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine
Alexandra DolsÀ propos du film Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine

 

Alexandra Dols revient pour nous sur quelques fils conducteurs qui font la trame du film « Derrière les fronts : résistances et résiliences en Palestine » (2017) : les chroniques de la psychothérapeute et écrivaine Samah Jabr, le thème de la résistance et de la capacité créatrice comme forme de guérison, le travail d’archive des crimes contre l’humanité commis par l’État Israélien et la nécessité de transmettre.
Pour Samah Jabr tout comme pour la réalisatrice, c’est une praxis de la résistance, qui est aussi une praxis de la création, de l’écriture et de la réalisation, appelée autrement Sumud ou l’art de la résistance considéré comme un ensemble de pratiques, d’idées et de représentations qui peuvent être actualisées, et permettent de faire face à la violence de colonisation, et d’ouvrir à des possibilités de résilience, et à une analyse à la fois politique, sociale, économique, etc.
Elle revient en particulier sur le thème du souffle et de la respiration, en prologue du film et en référence à Franz Fanon, de la dialectique de la respiration et de l’étouffement entre colonisés et colonisateurs, qui est aussi le cri I can’t breathe de George Floyd à l’origine de Black Lives Matter, dont parle Samah Jabr dans De la Palestine aux États-Unis, nous devons défendre le droit des peuples à respirer (Chronique de Palestine, 18/06/2020).
L’intervention est précédée de la bande sonore de la bande annonce du film, et suivie de la chanson Assalamu Alaikum de Shadia Mansour parmi les musiques du film.

Le site du film Derrière les fronts : Résistances et résiliences en Palestine (1h56, Hybrid Pulse, 2017).

Rêves, 21/01/2021.