À l'est de Damas

 

 

Majd El-Dik fait un récit des débuts de la révolution syrienne dans la Ghouta, à proximité de Damas, en 2011.
Il raconte comment les manifestations, puis les comités de la révolution se sont organisés, et aussi comment, de pacifiste, le processus révolutionnaire s'est militarisé, et comment la vie quotidienne s'est réorganisée dans tous les domaines en remplaçant les structures de l'État Syrien.
L'expérience de réorganisation de la vie civile, et de création d'instances de délibération démocratiques des comités révolutionnaires, aurait du s'étendre, et recevoir le plein soutien de la communauté internationale.
Avec la militarisation du processus, puis la persistance du conflit et sa mutation en un conflit international, cette expérience devient une expérience de survie.
Marc Hakim, qui traduit l'intervention, complète ce récit par celui de la construction des solidarités internationales depuis le contexte français.
La rencontre a lieu alors que la Ghouta est sous les bombes, peu auparavant de son évacuation, en ce mois de mars 2018.

Majd Al Dik s’engage dans la révolution syrienne à l’âge de 23 ans, et participe aux premières manifestations contre la dictature de Bachar al-Assad. Puis les aspirations démocratiques du peuple syrien se heurtent à la violence inouïe du régime. À sa sortie de détention, à l’automne 2011, il s’engage dans les activités civiles de la Ghouta assiégée. À la fois militant, soignant, enseignant, journaliste citoyen, il rejoint celles et ceux qui participent à assurer la permanence de la vie. Il est aujourd’hui réfugié politique en France. Il est auteur avec Nathalie Bontemps de « À l’est de Damas, au bout du monde : Témoignage d’un révolutionnaire syrien », Ed. Don Quichotte, 2016.

Propos recueillis par Leila Elyaakabi et Béatrice Rettig. Radiolive #6, La Générale Nord-Est, 7/03/2018.